Pouvez-vous nous parler un peu de vous ?

Je vis sur une île au milieu de l'océan Indien (20°2′ S, 57°6′ E), appelée Maurice. Je travaille pour une entreprise qui me soutient en contribuant au projet openSUSE. Cela dit, nous utilisons aussi beaucoup openSUSE sur le lieu de travail.

Parlez-nous de vos premières interactions avec les ordinateurs ? Comment votre voyage avec Linux a-t-il commencé ?

Mon interaction avec les ordinateurs n'a commencé qu'à la fin de mes études universitaires et j'ai découvert Linux après que quelques étudiants qui suivaient des cours d'informatique à l'époque m'aient murmuré que le terme "Linux" était une chose super compliquée. Cela a attiré mon attention et je suis devenu accro depuis. J'ai fait quelques années de distro hopping (changement incessant de distribution) jusqu'à ce qu'en 2009 je m'installe avec openSUSE.

Pouvez-vous nous en dire plus sur votre participation à openSUSE et pourquoi elle a commencé ?

J'ai rejoint le programme "Ambassador" en 2009, qui a ensuite été rebaptisé openSUSE Advocate, et finalement le programme a été abandonné. En 2013, j'ai rejoint les coordinateurs locaux d'openSUSE pour aider à coordonner les activités dans la région. C'était ma façon de contribuer en retour. Pendant ces années, je testais aussi les CR d'openSUSE et je signalais les bogues, j'organisais des rencontres locales sur Linux en général (parfois openSUSE en particulier) et je publiais un blog sur ces activités. Puis, en 2018, après une conversation inspirante avec Richard Brown, alors qu'il était le président d'openSUSE, je me suis engagé et j'ai rejoint le comité électoral d'openSUSE, pour me porter volontaire dans des tâches électorales. Ce fut une expérience d'apprentissage agréable et enrichissante avec mes collègues de l'époque, Gerry Makaro et Edwin Zakaria. J'ai participé à ma première conférence openSUSE en mai 2019 à Nuremberg. J'ai fait une présentation sur la façon dont nous utilisons Podman dans la production sur mon lieu de travail. J'étais extrêmement nerveux de faire cette première conférence devant la communauté openSUSE, mais j'ai rencontré des gens qui m'ont remonté le moral. Je ne peux pas oublier les encouragements de Richard, Gertjan, Harris, Doug, Marina et les innombrables amis que je me suis faits à la conférence. Plus tard pendant la conférence, j'étais de retour sur scène, pendant les discussions informelles, et j'ai parlé en tenant la bière openSUSE dans une main et le micro dans l'autre. La nervosité avait disparu grâce à la magie de la communauté.

Edwin et Ary m'ont parlé de leurs activités en Indonésie, en particulier du sommet openSUSE Asia. Lorsque le CfP pour oSAS 2019 a été ouvert, je n'ai pas hésité à soumettre un exposé, qui a été accepté, et des mois plus tard, je me suis retrouvé au milieu de quelques superbes contributeurs d'openSUSE à Bali, en Indonésie. Ce fut un grand Sommet où j'ai découvert davantage de la communauté openSUSE. J'ai rencontré Gerald Pfeifer, le nouveau président d'openSUSE, et nous avons parlé de yoga, entourés de tous les geeks amusants, des discussions et des ateliers qui se déroulaient.

Pour revenir à votre question, pour répondre à la deuxième partie sur "pourquoi openSUSE", je peux dire sans risque, avec plaisir et fierté, qu'openSUSE était (et est toujours) la communauté la plus accueillante et le projet le plus facile à mettre en place.

Thé ou café ?

Café noir sans sucre s'il vous plaît.

Pouvez-vous nous décrire le travail du comité électoral ? Quels sont les défis qu'il doit relever au moment des élections ?

Un responsable des élections doit connaître les règles électorales. Celles-ci nous aident à planifier une élection et à fixer la durée de chaque phase. La phase de planification est cruciale et elle exige que les responsables se consultent souvent. Certains moments étant situés dans des fuseaux horaires distants de plusieurs heures, il n'est pas évident de tenir de longues discussions. Nous nous appuyons alors sur des fils de discussion qui prennent ensuite plus de temps pour parvenir à un consensus sur une question. Le processus d'élection devient difficile si les membres ne se portent pas candidats au conseil d'administration à l'approche de la date limite. Lorsque l'élection commence, le défi suivant consiste à ne manquer aucun membre. Nous veillons à obtenir une liste à jour des membres d'openSUSE et à ce qu'ils reçoivent leur lien ou leurs références d'électeurs. Nous répondons aux demandes des membres qui ont des difficultés à trouver l'email contenant leur lien d'électeur. Très souvent, cela finit par être quelque chose de trivial car les membres utilisent deux adresses email différentes ; une sur la liste de diffusion et une autre dans leur compte openSUSE Connect.

J'appelle cela des défis pour répondre à la question, mais en réalité, c'est amusant de faire partie de tout cela et de s'assurer que tout se passe bien. Gerry a donné un bon exemple lors de l'élection du conseil d'administration de 2018-2019, que nous suivons toujours. Edwin a été d'un grand soutien lors des trois élections où nous avons travaillé ensemble. Ariez Vachha, qui a récemment rejoint l'équipe, s'est révélée être un excellent membre.

Qu'est-ce qui vous plaît le plus dans le fait d'être impliqué dans la communauté ?

Les gens.

Selon vous, quelle est la caractéristique, le projet, qui nécessite le plus d'attention dans openSUSE ?

La documentation.

Quels sont les projets/hobbies secondaires sur lesquels vous travaillez en dehors d'openSUSE ?

J'expérimente avec des conteneurs en utilisant Podman. C'est un amour assez récent mais cela me tient occupé. Sur le plan communautaire, j'aime participer à des réunions locales, des événements et tenir un blog sur ces activités. J'aide souvent à la planification ou à toute autre tâche dans le cadre de mes capacités pour la Conférence des développeurs de Maurice. C'est un événement annuel qui rassemble les geeks locaux pour trois jours de plaisir. Heureusement, j'ai une femme qui me soutient et qui supporte les crises de colère des geeks et elle est aussi bénévole pour certaines activités communautaires. Oh, je risque de me faire virer si je ne mentionne pas et ne lui accorde pas le mérite des paquets de goodies openSUSE qu'elle prépare pour mes conférences locales.

Quel est votre environnement de bureau de choix / votre configuration de bureau préférée ?

GNOME jusqu'à récemment. Je suis passé à KDE après que mes collègues développeurs n'aient pas cessé de se vanter de la qualité de leur environnement KDE et que mon environnement GNOME/Wayland ait commencé à agir bizarrement.

Quel est votre plat préféré ?

Paneer Makhani (fromage blanc indien dans une sauce au curry épicée).

Que pensez-vous que l'avenir réserve au projet openSUSE ?

Avec l'exemple donné par la communauté openSUSE Asia, je pense que l'avenir du projet est d'avoir une forte présence d'openSUSE sur tous les continents habitables.

Une dernière réflexion ou un dernier message à nos lecteurs ?

Peignons le monde en vert !

Traduction de l'article publié sur news.opensuse.org

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